Avr 03 2017

Le bonheur est en vous troisième partie — Vivre sa vie au travers de la réussite des autres

Lors des Olympiques de Rio à l’été 2016, je portai réflexion sur cet engouement soudain de patriotisme ou chaque spectateur, chaque téléspectateur n’avait d’yeux que pour les athlètes de leurs pays, mais plus encore, où tout un chacun se pavoisait des réussites des athlètes les représentants, ou étaient consternés par leurs contreperformances. Ironique tout de même ; comme si la réputation d’un pays tout entier ne reposait que sur les épaules d’une seule femme ou d’un seul homme. Mais en quoi est-ce que la réussite individuelle devrait-elle avoir un impact sur la fierté collective, car outre la contribution financière dont le pays d’origine a su faire preuve et outre son engagement à soutenir ces athlètes par l’élaboration de maints programmes, la réussite n’est-elle pas bien plus personnelle que nationale après tout? Plus encore, considérant la réalité qu’est la migration des masses à une échelle planétaire et donc le fait que nos sociétés sont de plus en plus multiculturelles, le concept de fierté national basé sur un concept territorial ou même racial n’est-il donc pas devenu archaïque ? En définitive, le pays y est pour bien peu dans la réussite de l’athlète, car c’est bien l’athlète, lui seul, qui ultimement par sa persévérance et son dévouement réussit à se surpasser lui-même dans l’espoir d’obtenir un podium. Alors, ce réflexe tribal qui est de se pavoiser de nos succès en tant que nation me parait inapproprié puisque, n’est-ce pas plutôt la réussite de l’individu que l’on devrait célébrer quel que soit sa provenance ?

 

Et c’est ainsi que je réalisai que bien plus qu’un élément de fierté nationale, ce réflexe où l’on vient qu’à s’identifier à l’un ou l’autre des athlètes ne se veut plutôt qu’une façon de vivre à travers autrui à défaut de pouvoir réussir soi-même. Ainsi, en vas de même pour tous ces amateurs de sports qui s’identifient pleinement à l’une ou l’autre des équipes sportives et pour qui une défaite peu jusqu’à avoir des effets néfastes sur leur santé. Comme si les performances de l’équipe étaient un déterminant de la personne qu’ils sont. Et pourtant c’est bien ce qui se passe. Ce comportement maladif et malsain qui imprègne donc notre société fait en sorte que de se réjouir des succès d’autrui et de s’y identifier élime toutes angoisses que l’on saurait ressentir à tenter ces propres réalisations. C’est ainsi que plusieurs viennent à porter une allégeance sans borne à une équipe sportive de leur choix, comme s’il en faisait partie. C’est alors qu’incapables de se satisfaire de leurs propres réussites, aussi petites soient-elles, ils tentent de vivre à travers celle des autres. Le danger dès lors est que leur destin ne leur appartient plus. Ils deviennent à la merci d’évènements hors de leurs contrôles et ne peuvent qu’espérer que pour le mieux. Ainsi, plutôt que de prendre leur vie en main et d’être le décideur de leurs vies, ils viennent, tels ceux qui achètent des billets de loterie, à ne vivre que de l’espoir de remporter le gros lot.

 

Et donc, tout comme j’en ai fait état lors du deuxième article de cette série de quatre (mettre le lien vers l’article «Se comparer outrancièrement à autrui »), que de se comparer à autrui ou pire encore que de vivre au travers les réussites d’autrui n’est ni plus ni moins que de jouer à l’autruche quant à la personne que l’on saurait être. Lorsque l’on assume le rôle d’admirateur, l’on devient non seulement spectateur de la vie des autres, mais aussi, spectateur de sa propre vie alors que l’on s’empêche de se réaliser à part entière en fonction de qui nous sommes vraiment, où à tout le moins de qui nous pourrions être.

 

Or, si votre objectif est de sortir de cet immobilisme qui vous empêche de prendre contrôle de votre vie et qui vous empêche d’entamer une prise de conscience qui saurait vous donner la confiance nécessaire à tenter de vous réaliser par vous-même et pour vous-même, il vous faudra réaliser que le bonheur ne passe pas par celui d’autrui (personnalités, organismes sportifs ou autres), mais bien par le potentiel de réalisation qui ne se trouve qu’en vous. Tout comme je le fais ici en écrivant ces quelques lignes, affirmez-vous. Prenez donc tous la place qui vous revient, arrêtez de procrastiner et de vous identifier à autrui et dépassez vos limites, quelles qu’elles soient. Ne soyez plus spectateurs, mais devenez plutôt auteurs et acteurs de vos vies. Nous avons tous une performance olympique à offrir dans nos domaines de prédilection en mettant à profit les talents qui sont nôtres.

 

Alors, que ce soit « L’utopie du bonheur moderne », « Se comparer outrancièrement à autrui » ou « Vivre sa vie au travers de la réussite des autres », force est de reconnaitre qu’aucune de ces façons de faire ne mène au bonheur véritable.

 

Je vous convie donc à lire la conclusion de cette série de quatre articles qui aura pour titre « Le bonheur est en vous et ne se trouve point ailleurs » où je vous indiquerai le chemin vers ce bonheur véritable.

 

© 2017, Jacques Dufort. Tous droits réservés.

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