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Déc 29

Réflexion de Noël – Partie 2 : Le don de soi

Le don de soi — « Crois-tu encore en la magie de Noël », me demanderez-vous? Certainement pas telle qu’elle est vécue par la majorité d’entre nous, car considérant l’hyper-commercialisation de la période des fêtes, je réalise que l’on a peut-être oublié le plus beau cadeau que l’on puisse se faire, celui du partage et du don de soi, avec et envers des gens et des organismes qui nous importent. Le don de soi c’est donc être vrai et généreux de sa personne; partager son temps dans le but de se consacrer aux êtres qui nous sont vraiment chers ou tout simplement apprécier pleinement leur compagnie. C’est ainsi que, sans vouloir froisser quel que membre de ma famille que ce soit, je peux vous affirmer avoir développé une certaine aversion envers le rituel de société du temps des fêtes par lequel l’on s’impose d’innombrables rencontres de famille élargie sous la prétention que la famille est la seule cellule qui importe. En réalité, même si je m’y prête de plein gré, ne devrais-je pas plutôt accorder autant sinon plus d’importance aux gens envers et avec qui j’ai développé de réelles affinités, une complicité, des intérêts communs, et ce même s’ils ne font pas partie de ma famille dans son sens traditionnel? Je réalise toutefois qu’afin que cette pratique soit adoptée, cela nécessite toute une révolution conceptuelle de règles de société (Paradigm Shift) et surtout, une conviction personnelle à toute épreuve. Mais la réflexion que j’entreprends ici ne peut-elle pas être l’élément déclencheur d’un tel mouvement qui, une fois mis en marche saurait faire en sorte d’éliminer toute hypocrisie dans nos relations? Ainsi, toutes relations futures que nous saurions avoir seraient véritables et souhaitées et donc enrichissantes pour tous. À vous de commenter.

Pour ce qui est d’un exemple de don de soi, considérons ma situation personnelle alors que mon père qui a maintenant quatre-vingts ans a bien moins besoin de biens matériels qu’il a besoin de mon attention. Je pourrais me déculpabiliser en lui offrant quelconques gadgets à Noël, à sa fête et à la fête des Pères par exemple, et ne rien faire d’autre du reste de l’année. Pourtant, ce qu’il a vraiment besoin en ces temps où il commence à être difficile pour lui de vieillir c’est une présence, un accompagnement, une oreille attentive. Me responsabiliser de ces affaires personnelles en plus de voir au bien-être de ma sœur qui a une déficience intellectuelle et de celui de ma mère qui est maintenant hospitalisé dans un centre de soins de longue durée (ce malgré le fait que je demeure à quatre heures de route de chez lui), vaut bien plus selon moi que tous les biens matériaux que je saurais lui offrir. En m’inspirant donc de la rubrique de « Cadeau d’intention » de la première partie de cet article (http://bit.ly/gJQyE5) , voilà donc un exemple de ce que je considère être un don de soi, ultime cadeau d’intention . Ainsi, notre société de surconsommation perpétue le mythe que l’argent et les biens matériaux sont la réponse à tous les maux. Peut-on vraiment acheter le bonheur? Je vous encourage donc tous à faire don de vous-même, à partager votre temps avec les gens qui vous importe réellement, qu’ils soient membres de votre famille ou non. Alimentez vos liens d’appartenance réelle envers vos proches et nourrissez vos amitiés et vos amours véritables. D’être ainsi vrai créera en vous un sentiment de réel bonheur et de plénitude sans pareil, j’en suis convaincu. Et qui sait, peut-être aurez-vous aussi l’avantage de recevoir des états de comptes de cartes de crédit moins élevés :-).

Enfin, pour ceux qui voudraient s’inspirer d’une initiative existante dans votre quête d’être généreux envers autrui, je vous invite à prendre connaissance du projet suivant (désolé, mais il n’existe qu’en anglais). Le projet s’intitule « The white envelope project » et son historique se trouve au lien suivant : http://www.whiteenvelopeproject.org/. Il démontre comment quelqu’un qui n’aimait plus Noël s’y est pris pour y redonner tout son sens.(Merci Chantal de me l’avoir fait découvrir)

En terminant, quoique mon désir ait été de publier cet article de deux parties avant Noël, la création du blogue ainsi que mon emploi du temps suite à celui-ci a fait en sorte que je n’y suis pas parvenu. Or donc, quoique n’avoir pu vous souhaiter « Joyeux Noël », je tiens tout de même à vous souhaiter une joyeuse période des fêtes. Puisse l’année 2011 être remplis de bonheur, de santé, mais surtout… de réflexions salutaires.

À bientôt.

© 2010 – 2011, Jacques Dufort. Tous droits réservés.

(1 commentaire)

  1. Dominic P. Tremblay

    Je suis d’accord avec toi, Jacques, sur l’idée de donner du temps comme cadeau au lieu de donner un cadeau ayant une valeur monétaire. De plus, en donnant du temps au lieu d’un cadeau matériel, on contribue à protéger l’environnement et à réduire la quantité de déchets dans les décharges. Je recommande à tous de donner le certificat « one less gift » à vos amis et amies. C’est un certificat qui leur suggère de vous donner du temps au lieu d’un cadeau matériel pour aider à protéger l’environnement.

    onelessgift.org

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